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Exercice Réseaux Électriques [Ingénieur] : Dimensionnement d'un Relais de Protection Numérique HTA
NIVEAU : ÉCOLE D'INGÉNIEURS / MASTER DOMAINE : RÉSEAUX ÉLECTRIQUES HTA/BT THÈME : DIMENSIONNEMENT DE RELAIS

Dimensionnement d'un Relais de Protection Numérique

Sélectivité Chronométrique & Code ANSI 50/51
1. Cahier des Charges / ÉnoncéSITUATION-PROBLÈME
📝 Contexte de l'Étude Industrielle

Dans le cadre de la modernisation colossale du complexe métallurgique des "Aciéries du Rhône", une refonte totale de l'architecture de distribution de puissance a été actée.

Cette nouvelle infrastructure critique a pour rôle de relier le réseau public moyenne tension (HTA) aux immenses tableaux généraux basse tension (TGBT) qui alimentent les fours à arc de l'usine. Dans cet environnement hostile et hautement énergivore, la continuité de service est une exigence absolue.

Une coupure intempestive engendrerait le figeage du métal en fusion, provoquant des millions d'euros de pertes matérielles. Inversement, un défaut électrique non maîtrisé entraînerait la destruction immédiate du transformateur de puissance par emballement thermique ou choc électrodynamique.

C'est pourquoi l'ingénierie de la chaîne de protection complète est confiée à votre bureau d'études.

Vous devez impérativement paramétrer avec une précision chirurgicale le relais de protection numérique à maximum de courant, localisé au primaire (côté HTA) de l'installation. Interfacé avec le réseau par l'intermédiaire de Transformateurs de Courant (TC) de haute précision, ce cerveau électronique doit remplir deux missions vitales.

Premièrement, il doit surveiller les surcharges thermiques chroniques (fonction de protection ANSI 51). Deuxièmement, il doit réagir fulguramment face aux courts-circuits destructeurs (fonction de protection ANSI 50).

L'enjeu ultime réside dans la coordination des déclenchements. Vous devez garantir une sélectivité chronométrique et ampèremétrique totale. En clair : le disjoncteur HTA amont ne doit jamais s'ouvrir si le défaut a lieu en aval du disjoncteur général basse tension (BT). La ségrégation des pannes doit être parfaite.

Problématique / Travail demandé :

Votre mission d'ingénierie consiste d'abord à calculer rigoureusement les courants nominaux d'emploi et les courants de court-circuit extrêmes du réseau (amont et aval).

Vous devrez ensuite déterminer les seuils de déclenchement secondaires (Thermique et Magnétique) à programmer dans le relais numérique.

Enfin, vous validerez par le calcul la non-saturation magnétique des transformateurs de mesure lors du défaut le plus sévère.

🔌 SCHÉMA UNIFILAIRE DE L'INSTALLATION HTA/BT
JEU DE BARRES HTA - 20 kV (Réseau Public Amont) D1 Cellule Disjoncteur SF6 TC 100/1 A - 5P10 UNITÉ DE CONTRÔLE I=--.--A SYS: OK 50 51 ANSI TRANSFO (TR1) 1250 kVA - Dyn11 D2 Masterpact (Général Aval) TABLEAU GÉNÉRAL BASSE TENSION (TGBT) - 410 V
D1 & D2 : Organes de coupure. La sélectivité garantit que D1 ne coupe pas pour un défaut survenu sous D2.
Relais ANSI : Cerveau numérique mesurant I via le TC pour piloter D1.
⚠️
Vigilance Normative & Directives de Conception :

"L'intégralité de l'étude analytique doit se conformer aux prescriptions de la norme NF C 13-100 (Postes de livraison HTA).

Pour se placer dans le cas le plus sévèrement défavorable vis-à-vis des courts-circuits, on supposera l'impédance de ligne du réseau public amont comme étant nulle.

De plus, les courants d'enclenchement magnétisants (inrush) du transformateur seront traités par la temporisation du relais et ignorés dans les calculs statiques purs."

2. Caractéristiques et Paramètres Techniques

Pour fonder scientifiquement le dimensionnement de cette architecture, la direction technique des aciéries vous a transmis les extraits des plaques signalétiques des matériels lourds installés dans la sous-station.

Ce sont vos seules données d'entrée fiables.

📚 Cadre d'Étude Théorique
Représentation de Boucherot en Régime Triphasé Théorie des Transformateurs de Mesure Magnétique
🔍 SCHÉMA D'ANALYSE : BOUCLE DE MESURE DU RELAIS
CONDUCTEUR PRIMAIRE HTA (20 kV) Courant primaire TORE MAGNÉTIQUE (TC) 100/1 A | R_ct=0.5Ω Courant secondaire R filerie 0.2 Ω CARTE D'ACQUISITION S1 S2 Z_in DSP 32-bit R relais ≈ 0 Ω
Modélisation de la boucle de mesure : La précision dépendra de la somme des impédances au secondaire (\( R_{\text{fil}} + R_{\text{relais}} \)).
⚙️ Matrice des Paramètres Physiques de l'Installation
RÉSEAU ÉLECTRIQUE AMONT (LIGNES HTA)
Tension nominale composée du réseau amont\( U_{\text{n}} = 20 \text{ kV} \)
Fréquence industrielle du système\( f = 50 \text{ Hz} \)
Puissance de court-circuit apparente du réseau\( S_{\text{cc}} = 250 \text{ MVA} \)
TRANSFORMATEUR DE PUISSANCE ABAISSEUR (TR1)
Puissance apparente nominale d'utilisation\( S_{\text{n}} = 1250 \text{ kVA} \)
Tension secondaire nominale mesurée à vide\( U_{\text{20}} = 410 \text{ V} \)
Tension de court-circuit relative (paramètre de fuite)\( u_{\text{cc}} = 5.5\% \)
CAPTEURS MAGNÉTIQUES : TRANSFORMATEURS DE COURANT (TC)
Rapport de transformation de courant nominal\( K_{\text{tc}} = 100 / 1 \text{ A} \)
Puissance nominale de précision et classe\( P_{\text{tc}} = 15 \text{ VA} \) - Classe 5P10
Résistance interne propre de l'enroulement secondaire\( R_{\text{ct}} = 0.5 \text{ } \Omega \)

E. Ingénierie et Méthodologie de Résolution

Afin de dimensionner rigoureusement cette architecture de protection industrielle, nous déploierons une méthodologie systémique stricte en quatre étapes progressives.

Chaque étape s'appuie sur les lois fondamentales de l'électrotechnique, allant du calcul théorique des puissances à la validation extrême des limites magnétiques du matériel.

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Étape 1 : Cartographie Topologique des Courants

Calcul analytique des courants nominaux d'emploi en régime permanent (primaire et secondaire).

Puis, évaluation radicale des courants de court-circuit extrêmes pour isoler le pire scénario applicable à la sélectivité.

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Étape 2 : Dimensionnement du Seuil Long Retard (ANSI 51)

Modélisation de la protection contre les surcharges thermiques lentes qui usent les isolants.

Détermination précise du paramètre de démarrage primaire, puis de la consigne secondaire injectée dans le relais.

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Étape 3 : Synthèse du Seuil Court Retard (ANSI 50)

Paramétrage de la protection instantanée et violente contre les courts-circuits francs.

Le but ultime sera de garantir mathématiquement une parfaite sélectivité ampèremétrique avec le disjoncteur général aval.

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Étape 4 : Validation de la Non-Saturation Magnétique (TC)

Vérification critique de la classe de protection matérielle du transformateur de mesure.

Calcul du Facteur Limite de Précision réel (FLP) pour prouver l'absence de saturation du noyau de fer lors du défaut absolu du réseau amont.

CORRECTION

Dimensionnement d'un Relais de Protection Numérique

1
Définition des Courants Nominaux et de Court-Circuit
🎯 Objectif de la Cartographie

L'objectif fondamental de cette première phase analytique est d'évaluer les frontières électriques absolues du réseau de distribution.

Avant de configurer la moindre protection dans le logiciel, nous devons impérativement connaître le courant de soutirage en fonctionnement industriel normal, tant au primaire (HTA) qu'au secondaire (BT).

Ensuite, nous devrons quantifier avec précision l'amplitude des ondes de choc générées par les pires défauts électriques possibles.

📚 Lois & Théorèmes Appliqués

Pour résoudre cette étape, nous faisons appel au Théorème de Boucherot (conservation des puissances apparentes aux nœuds du réseau), ainsi qu'aux fondements de la Loi d'Ohm généralisée en régime alternatif.

Nous appliquons également le principe d'équivalence des impédances de fuite relatives (\( u_{\text{cc}} \)), indispensable pour modéliser la réluctance du transformateur parfait.

🧠 Réflexion de l'Ingénieur et Hypothèses

Dans un premier temps, la démarche intellectuelle consiste à déduire les courants nominaux d'emploi en isolant l'intensité dans l'équation vectorielle des puissances apparentes triphasées.

Dans un second temps, l'ingénierie normative nous dicte d'étudier les deux défauts redoutables : le court-circuit aux bornes aval du transformateur (qui définira notre seuil de protection) et le court-circuit massif amont limité uniquement par la puissance du réseau (qui servira à tester la robustesse de nos transformateurs de mesure).

📘 Rappel Théorique : Bilan de Puissance en Triphasé Équilibré

En régime sinusoïdal alternatif, au sein d'un réseau triphasé équilibré, la puissance apparente \( S \) (exprimée en Volt-Ampères) représente la jauge d'encombrement thermique globale du système.

C'est l'hypoténuse du triangle de Fresnel des puissances (incluant la puissance active \( P \) et réactive \( Q \)). Elle lie de manière indissociable la tension composée \( U \) entre les phases et le courant de ligne \( I \). L'architecture triphasée introduit systématiquement le facteur radical géométrique \( \sqrt{3} \).

📐 Formule Clé 1.1 : Évaluation du Courant Nominal Primaire

En régime triphasé équilibré, la puissance apparente \( S_{\text{n}} \) est le produit de la tension composée \( U_{\text{n}} \), du courant de ligne \( I_{\text{n}} \) et du facteur de déphasage spatial \( \sqrt{3} \).

L'équation fondamentale s'écrit donc \( S_{\text{n}} = \sqrt{3} \cdot U_{\text{n}} \cdot I_{\text{n, HTA}} \). En isolant algébriquement l'intensité nominale de ligne, on bascule les grandeurs de tension au dénominateur du membre opposé.

\[ \begin{aligned} I_{\text{n, HTA}} &= \frac{S_{\text{n}}}{\sqrt{3} \cdot U_{\text{n}}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 1.2 : Évaluation du Courant Nominal Secondaire

De manière identique à l'équation précédente, la puissance apparente \( S_{\text{n}} \) est transite vers le secondaire. Nous utilisons la tension composée à vide \( U_{\text{20}} \) pour déterminer le courant au secondaire.

\[ \begin{aligned} I_{\text{n, BT}} &= \frac{S_{\text{n}}}{\sqrt{3} \cdot U_{\text{20}}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2.1 : Évaluation du Courant de Court-Circuit Secondaire

Pour le défaut aval, le courant de court-circuit (\( I_{\text{cc}} \)) est bridé par l'impédance de court-circuit relative \( u_{\text{cc}} \). L'algèbre démontre que le courant de court-circuit est le courant nominal amplifié par l'inverse de la fraction \( u_{\text{cc}} \).

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, BT}} &= \frac{I_{\text{n, BT}}}{u_{\text{cc}}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2.2 : Évaluation du Courant de Court-Circuit Secondaire Ramené

Ensuite, ce courant secondaire se reflète sur le primaire via le rapport de transformation du transformateur de puissance.

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, aval, HTA}} &= I_{\text{cc, BT}} \cdot \frac{U_{\text{20}}}{U_{\text{n}}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2.3 : Évaluation du Courant de Court-Circuit Amont

Quant au court-circuit du réseau amont absolu, il dérive directement de la division de la puissance de court-circuit totale \( S_{\text{cc}} \).

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, amont, HTA}} &= \frac{S_{\text{cc}}}{\sqrt{3} \cdot U_{\text{n}}} \end{aligned} \]

📋 Paramètres Opérationnels de l'Étape
Paramètre AnalytiqueValeur Vectorielle
Tension Composée Amont\( U_{\text{n}} = 20 \text{ kV} \)
Tension Composée Aval à vide\( U_{\text{20}} = 410 \text{ V} \)
Puissance Apparente (Transfo)\( S_{\text{n}} = 1250 \text{ kVA} \)
Rapport d'Impédance de Fuite\( u_{\text{cc}} = 0.055 \) (soit 5.5%)
Puissance Court-Circuit Réseau Amont\( S_{\text{cc}} = 250 \text{ MVA} \)
💡 Astuce du Concepteur Électrique

Lors de la manipulation de la formule de puissance apparente, forcez-vous mentalement à convertir les kilovolts (kV) et les kilovoltampères (kVA) en unités de base, en intégrant le multiplicateur scientifique \( 10^3 \) ou \( 10^6 \). Cela évite les erreurs d'échelle désastreuses.

Par ailleurs, assurez-vous de toujours utiliser la valeur décimale pure de \( u_{\text{cc}} \) (soit 0.055) dans le diviseur, et non sa représentation en pourcentage.

Exécution des Développements Numériques

Nous allons dérouler séquentiellement l'évaluation du régime nominal stabilisé, pour ensuite basculer dans l'analyse destructive des pires scénarios de défauts.

📝 Calcul Détaillé 1.1 : Intensité Nominale Primaire (Flux HTA)

En injectant les grandeurs massives de l'aciérie dans la formule d'inversion de puissance, nous isolons l'ampérage théorique permanent :

\[ \begin{aligned} I_{\text{n, HTA}} &= \frac{1250 \cdot 10^3}{\sqrt{3} \cdot 20000} \\ &= 36.08 \text{ A} \end{aligned} \]
📝 Calcul Détaillé 1.2 : Intensité Nominale Secondaire (Flux BT)

De façon identique, nous déterminons l'ampérage théorique permanent pour le réseau secondaire de l'usine :

\[ \begin{aligned} I_{\text{n, BT}} &= \frac{1250 \cdot 10^3}{\sqrt{3} \cdot 410} \\ &= 1760.3 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Ce transformateur d'1.25 Mégawatt n'absorbera qu'un filet de courant de 36.08 Ampères côté moyenne tension, mais il propulsera une marée colossale de 1760 Ampères dans les jeux de barres basse tension pour alimenter l'usine.

📝 Calcul Détaillé 2.1 : Courant de Rupture Aval (Côté BT)

En cas de court-circuit solide entre les trois phases du TGBT, déterminons ce pic d'intensité brutal :

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, BT}} &= \frac{1760.3}{0.055} \\ &= 32005.5 \text{ A} \end{aligned} \]
📝 Calcul Détaillé 2.2 : Courant de Défaut Aval Vu par le Relais HTA

Reflétons ce défaut aval sur le primaire via le rapport de transformation des tensions :

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, aval, HTA}} &= 32005.5 \cdot \frac{410}{20000} \\ &= 656.1 \text{ A} \end{aligned} \]
📝 Calcul Détaillé 2.3 : Courant de Défaut Amont (Réseau)

Calculons la violence absolue du réseau en cas de défaut amont franc :

\[ \begin{aligned} I_{\text{cc, amont, HTA}} &= \frac{250 \cdot 10^6}{\sqrt{3} \cdot 20000} \\ &= 7216.9 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Un court-circuit sur le TGBT sera perçu comme un pic de 656.1 Ampères par le relais HTA. Ce paramètre est la clef de voûte de notre future matrice de sélectivité.

À l'inverse, un court-circuit sur les barres 20kV libérera les 7217 Ampères du réseau public, constituant le stress absolu pour nos capteurs.

Conclusion de l'étape 1 :

Le calcul topologique complet est formellement acté. Le relais est positionné dans un système où le courant permanent est de \( 36.1 \text{ A} \), le défaut repère de sélectivité est à \( 656 \text{ A} \), et la menace de saturation absolue culmine à \( 7217 \text{ A} \)

⚖️ Analyse de Cohérence Électrique

Le ratio d'amplification entre le courant de court-circuit aval et le courant nominal (\( I_{\text{cc, aval}} / I_{\text{n}} \)) est d'environ 18 fois l'intensité nominale.

Électrotechniquement parlant, pour un transformateur industriel affichant un \( u_{\text{cc}} \) de 5.5 %, ce multiplicateur est parfaitement conforme aux abaques standard. La vraisemblance physique de l'avarie est donc totalement certifiée.

⚠️ Points de Vigilance & Pièges Mortels

Dans l'évaluation des puissances, l'omission la plus tragique consiste à oublier le facteur géométrique \(\sqrt{3}\), ce qui majorerait faussement les courants d'un facteur 1.732.

De plus, il ne faut jamais confondre le court-circuit limité par le transformateur (\( 656 \text{ A} \)) servant au réglage de la protection, et le court-circuit illimité du réseau (\( 7217 \text{ A} \)) servant à la robustesse du matériel !

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Paramétrage du Seuil Long Retard (Protection Thermique ANSI 51)
🎯 Objectif du Dimensionnement Thermique

Il est de notre responsabilité absolue de préserver la machine contre la lente dégradation thermodynamique de ses vernis isolants, provoquée par l'accumulation de l'effet Joule.

L'objectif strict de cette étape est de définir le seuil de basculement d'alarme thermique (le paramètre Long Time Delay) à injecter dans la mémoire morte du relais de protection.

📚 Lois & Théorèmes Appliqués

Le dimensionnement repose sur la Loi de Joule (\( P = R \cdot I^2 \)) et sur la modélisation de la constante de temps thermique des transformateurs immergés dans l'huile.

Nous utilisons le principe d'équivalence du régime de surcharge tolérable, codifié par les recommandations normatives de la CEI (Commission Électrotechnique Internationale).

🧠 Réflexion de l'Ingénieur et Stratégie

La doctrine exige de régler le seuil thermique légèrement au-delà du courant de croisière, dans une fenêtre de 110 % à 120 % de l'intensité nominale. Nous retiendrons une marge stratégique de 115 %.

Ce choix délibéré permet d'encaisser les pointes d'appel transitoires des fours à arc, évitant ainsi des coupures intempestives ruineuses pour la production de l'aciérie.

Une fois ce plafond primaire acté, il faudra impérativement le convertir en une consigne secondaire, car c'est la seule grandeur physique lisible par le bornier du relais.

📘 Rappel Théorique : Comportement de la Fonction ANSI 51

La protection codifiée ANSI 51 est par essence une protection à temporisation inverse.

Son algorithme mathématique impose que l'inertie de déclenchement soit inversement proportionnelle à la sévérité du courant. Plus l'intensité monte, plus le chronomètre s'accélère ! Cette cinétique mime à la perfection la courbe réelle d'échauffement thermique du cuivre massif.

📐 Formule Clé 1 : Fixation du Seuil de Surcharge Primaire

Pour garantir une marge d'exploitation thermique de 15 % au-dessus du régime nominal de croisière sans déclencher la cuisson des vernis isolants, on multiplie directement le courant d'emploi théorique \( I_{\text{n, HTA}} \) par un coefficient d'élargissement algébrique de 1.15.

\[ \begin{aligned} I_{\text{r}} &= 1.15 \cdot I_{\text{n, HTA}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2 : Déduction de la Consigne Secondaire

Le transformateur de courant (TC) obéit scrupuleusement à la loi de conservation des ampères-tours : le produit des spires et du courant primaire équivaut à celui du secondaire (\( N_1 \cdot I_1 = N_2 \cdot I_2 \)).

Le rapport de transformation constant \( K_{\text{tc}} \) s'exprime donc par le ratio \( \frac{I_{\text{primaire}}}{I_{\text{secondaire}}} \). Pour extraire analytiquement le courant secondaire de consigne \( I_{\text{rs}} \), on bascule \( K_{\text{tc}} \) au dénominateur.

\[ \begin{aligned} K_{\text{tc}} &= \frac{I_{\text{primaire}}}{I_{\text{secondaire}}} \\ I_{\text{rs}} &= \frac{I_{\text{r}}}{K_{\text{tc}}} \end{aligned} \]

📋 Paramètres Opérationnels de l'Étape
Grandeur ÉlectriqueValeur Retenue
Courant nominal de la ligne HTA\( I_{\text{n, HTA}} = 36.08 \text{ A} \)
Gain de réduction du Transformateur (TC)\( K_{\text{tc}} = \frac{100}{1} = 100 \)
💡 Astuce du Concepteur Électrique

Dans la dure réalité du terrain, les relais numériques actuels permettent une granularité de paramétrage allant jusqu'au millième d'Ampère.

Il est donc totalement anachronique et dangereux d'arrondir nos calculs mathématiques à l'unité (une vieille pratique due à l'imprécision des relais électromécaniques à disques de Ferraris).

Exécution des Développements Numériques

Substituons les variables algébriques par les données tangibles de l'installation pour générer le code hexadécimal à saisir dans la baie de contrôle.

📝 Calcul Détaillé 1 : Seuil Primaire d'Alerte Thermique

En appliquant scrupuleusement le facteur multiplicateur de surcharge (1.15) sur le courant de travail :

\[ \begin{aligned} I_{\text{r}} &= 1.15 \cdot 36.08 \\ &= 41.49 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : La ligne physique 20 kV ne sera tolérée au-delà de 41.49 A que pour un laps de temps extrêmement court, piloté par la courbe de cuisson inverse.

📝 Calcul Détaillé 2 : Consigne Relative du Relais (Entrée Secondaire)

La grandeur physique colossale est maintenant divisée et traduite par l'action magnétique des spires du TC :

\[ \begin{aligned} I_{\text{rs}} &= \frac{41.49}{100} \\ &= 0.415 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Si l'appel de courant industriel franchit les 41.49 A, le TC délivrera rigoureusement 0.415 A dans le bornier d'analyse du relais. Ce micro-signal enclenchera inéluctablement la machine de mort thermique.

📈 Caractéristique Chronométrique à Temps Inverse (Standard CEI)

Le tracé ci-dessous illustre le comportement dynamique de la protection thermique. La courbe de déclenchement s'écrase proportionnellement à l'élévation du courant, mimant l'inertie thermodynamique du cuivre. L'asymptote verticale stricte matérialise notre paramètre \( I_{\text{r}} \).

I (A) t (s) I_r = 41.5 A ZONE SAINE I_n (36 A) Courbe IDMT (Relais)
Conclusion graphique : L'abaque démontre visuellement que le courant de charge usuel (\( I_{\text{n}} = 36.08 \text{ A} \)) évolue librement dans la zone saine verte, à gauche de l'asymptote. Le chronomètre thermique ne s'arme qu'au franchissement strict de la ligne rouge.
Conclusion de l'étape 2 :

Le dimensionnement de la fonction ANSI 51 est verrouillé. L'installation est protégée contre la fonte de ses isolants grâce à un seuil primaire calibré à \( 41.5 \text{ A} \), traduit informatiquement par une consigne de \( 0.415 \text{ A} \) au dos du relais numérique.

⚖️ Analyse de Cohérence Électrique

Le paramétrage à 115% offre un compromis irréprochable. D'une part, il immunise l'aciérie contre les déclenchements injustifiés lors de fortes demandes productives ponctuelles.

D'autre part, il reste largement en deçà de la limite de cuisson critique des huiles diélectriques (souvent située vers 130% en régime prolongé). Le réglage est audacieux mais robuste.

⚠️ Points de Vigilance & Pièges Mortels

Une dérive sémantique très répandue dans les bureaux d'études novices consiste à indexer ce paramètre de surcharge directement sur la valeur monstrueuse du courant de court-circuit.

Cette hérésie rendrait la protection totalement sourde aux surchauffes lentes et conduirait à l'incendie inévitable de la cellule. Il est impératif de disjoindre intellectuellement la fonction thermique (ANSI 51) de la fonction électrodynamique (ANSI 50).

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Paramétrage du Seuil Magnétique (ANSI 50) et Validation Sélective
🎯 Objectif Sécuritaire de l'Étape

Le bloc de protection magnétique (ou Action Instantanée Short Time) a pour mission de sectionner le réseau avec une brutalité inouïe en présence d'un arc électrique majeur.

Le défi intellectuel absolu ici est d'instaurer une sélectivité ampèremétrique infaillible. Le disjoncteur 20 kV amont ne doit jamais plonger l'aciérie dans l'obscurité si un simple court-circuit survient très loin en aval du TGBT !

📚 Lois & Théorèmes Appliqués

Le calcul s'appuie sur le Principe de Sélectivité Ampèremétrique (ou sélectivité par les courants).

Il fait intervenir l'analyse des courants asymétriques transitoires de défaut, nécessitant l'application d'un coefficient multiplicateur (facteur de dissymétrie) défini par les Règles de l'Art de la CEI 60909.

🧠 Réflexion de l'Ingénieur et Topologie

Pour forcer l'intelligence du réseau et assurer que seul le disjoncteur BT traite les pannes avales, nous devons sciemment aveugler le relais HTA pour les zones lointaines.

Ainsi, le seuil magnétique (\( I_{\text{rm}} \)) du relais primaire sera positionné délibérément au-dessus du courant de court-circuit maximal possible au secondaire (ramené au primaire, calculé à l'étape 1).

L'orthodoxie d'ingénierie impose d'ajouter une marge de sécurité de 1.25 pour absorber les violentes asymétries de l'onde de choc initiale.

📘 Rappel Théorique : L'Action Foudroyante (ANSI 50)

Contrairement au seuil thermique, la protection ANSI 50 n'a pas de patience. Elle ne possède pas de temporisation volontaire.

Dès que la crête du courant franchit la consigne, un signal binaire ferme un contact sec déclenchant l'ouverture motorisée du disjoncteur en moins de 50 millisecondes, étouffant l'arc dans l'hexafluorure de soufre (SF6) ou dans le vide.

📐 Formule Clé 1 : Frontière Magnétique Primaire

Afin de s'affranchir mathématiquement de l'onde asymétrique transitoire (la composante continue apériodique présente dans les premières millisecondes d'un court-circuit aval), les normes imposent une majoration drastique de 25%.

Le seuil \( I_{\text{rm}} \) est donc construit par une multiplication directe intégrant ce coefficient de sécurité de 1.25.

\[ \begin{aligned} I_{\text{rm}} &= 1.25 \cdot I_{\text{cc, aval, HTA}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2 : Traduction Secondaire du Seuil

En exploitant à nouveau la loi de proportionalité magnétique du transformateur de courant (\( I_{\text{secondaire}} = \frac{I_{\text{primaire}}}{K_{\text{tc}}} \)), la consigne tellurique primaire est réduite au format de signaux faibles lisible par la carte relais.

\[ \begin{aligned} I_{\text{rms}} &= \frac{I_{\text{rm}}}{K_{\text{tc}}} \end{aligned} \]

📋 Transfert des Variables du Problème
Grandeur Critique TransféréeValeur Asymptotique Réfléchie
Court-Circuit Franc Côté BT (Vue depuis le Primaire)\( I_{\text{cc, aval, HTA}} = 656.1 \text{ A} \)
Constante de Réduction Magnétique\( K_{\text{tc}} = 100 \)
💡 Astuce du Concepteur Électrique

Le chiffre magique "1.25" n'est pas un mystère : il couvre le dépassement d'amplitude (overshoot) induit par la composante continue apériodique présente dans les premières millisecondes d'un vrai court-circuit.

Sans ce facteur, le relais risquerait de déclencher par erreur sur le pic du régime transitoire d'un défaut lointain !

Traduction Numérique de la Contrainte d'Ouverture

Nous appliquons la mécanique du coefficient d'isolement pour extraire la limite "High Set" redoutable du système.

📝 Calcul Détaillé 1 : Établissement de la Limite Magnétique Primaire

Multiplication systématique du courant de faille asymétrique aval par le facteur de silence de 1.25 :

\[ \begin{aligned} I_{\text{rm}} &= 1.25 \cdot 656.1 \\ &= 820.1 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Tout événement générant moins de 820 Ampères est laissé aux bons soins de l'aval.

Au-dessus, le relais présume avec certitude que la faille siège directement dans le transformateur ou sur le jeu de barres HTA : l'abattage sera inconditionnel.

📝 Calcul Détaillé 2 : Homothétie pour le Microprocesseur du Relais

Conversion du couperet primaire vers le signal en milliampères pilotant le déclencheur :

\[ \begin{aligned} I_{\text{rms}} &= \frac{820.1}{100} \\ &= 8.20 \text{ A} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : L'injecteur de test devra forcer un minimum de 8.2 Ampères dans le pont de mesure du relais pour déclencher le flag ANSI 50 de court retard.

Conclusion de l'étape 3 :

Le glaive magnétique est affûté. Le système ignorera avec superbe les défaillances lointaines, assurant la sélectivité amont/aval, grâce à un point de consigne primaire colossal de \( 820 \text{ A} \) (consigne secondaire \( 8.2 \text{ A} \))

⚖️ Analyse de Cohérence Électrique

L'alliance fonctionnelle de ces réglages dote l'aciérie d'une carapace impénétrable. D'un côté, une sentinelle patiente contre la dégradation thermique (\( 41.5\text{ A} \)).

De l'autre, une épée de Damoclès violente réservée aux ruptures de câble internes et primaires (\( 820\text{ A} \)). La ségrégation ampèremétrique des pannes est triomphante.

⚠️ Points de Vigilance & Pièges Mortels

Il est tragiquement fréquent d'observer des ingénieurs utiliser le Courant de Court-Circuit absolu du réseau public HTA amont (celui déduit de \( S_{\text{cc}} = 250 \text{ MVA} \)) pour régler le relais !

Procéder ainsi positionnerait le seuil à un niveau absurdement élevé, rendant le relais totalement infirme pour protéger la cellule et le transformateur de ses propres défauts internes de court-circuit.

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Épreuve Ultime : La Non-Saturation Magnétique du Capteur (TC)
🎯 Objectif Vital de l'Analyse Matérielle

La sophistication algorithmique du relais n'est rien si l'œil qui scrute le réseau devient aveugle. Lors d'un impact électrique colossal, le noyau ferromagnétique du Transformateur de Courant (TC) endure un stress inouï et frôle la saturation magnétique.

S'il sature, l'image du courant secondaire s'écrase : le relais perçoit une brise là où se déchaîne la tempête.

L'objectif absolu de cette étape est de démontrer algébriquement que le Facteur Limite de Précision (FLP) réel de l'acier est assez spacieux pour restituer fidèlement l'onde de défaut absolu de la ligne amont.

📚 Lois & Théorèmes Appliqués

Nous faisons ici appel au Théorème d'Hopkinson, traitant de la conservation du flux d'induction magnétique, couplé à la courbe de magnétisation (Loi de Faraday-Lenz) des tôles de fer doux.

La méthode est normalisée par la classification des Transformateurs de Mesure de type P (Protection).

🧠 Algorithme de Vérification Théorique

La doctrine d'audit exige de quantifier méticuleusement la charge "fardeau" physique (burden) qui pèse sur le dos du capteur : c'est la somme de la résistance ohmique de la longue filerie cuivrée et de l'impédance d'entrée de la carte numérique du relais.

En opposant cette charge réelle mesurée à la puissance nominale constructeur gravée sur le capteur (ici 15 VA), nous pourrons extrapoler l'expansion de son FLP réel.

Ce nouveau FLP dilaté devra impérativement engloutir le ratio du courant de court-circuit maximal que le réseau 20 kV peut injecter.

📘 Rappel Théorique : La Puissance d'une Classe 5P10

L'estampille normalisée "5P10 / 15 VA" constitue un contrat industriel formel : le TC garantit une distorsion du signal inférieure à 5 % lorsqu'il est foudroyé par une pointe atteignant 10 fois son intensité nominale (10 = FLP nominal).

Mais cette prouesse technique suppose que la ligne aval consomme un effort exact de 15 Volt-Ampères !

La beauté de la physique magnétique indique que si le montage de filerie moderne est très léger et consomme nettement moins que ces 15 VA nominaux, le capteur est soulagé : sa capacité à encaisser les surintensités (son FLP réel) s'envole alors magistralement bien au-delà de 10.

📐 Formule Clé 1 : Évaluation des Fardeaux (Puissances Secondaires)

D'après la Loi de Joule généralisée en régime alternatif, la puissance active dissipée (en Volt-Ampères résistifs) est le produit exact de la résistance par le carré du courant de test secondaire nominal (\( I_{\text{sec, nom}} \)).

Nous posons ainsi l'équation pour le fardeau externe (\( P_{\text{réelle}} \)) et pour les pertes internes du capteur (\( P_{\text{int}} \)).

\[ \begin{aligned} P_{\text{réelle}} &= R_{\text{boucle}} \cdot (I_{\text{sec, nom}})^2 \end{aligned} \]
\[ \begin{aligned} P_{\text{int}} &= R_{\text{ct}} \cdot (I_{\text{sec, nom}})^2 \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 2 : Expansion Thermodynamique du FLP

Le flux d'induction maximum avant saturation du fer est une constante physique absolue. La force électromotrice interne maximale \( E_{\text{max}} \) est proportionnelle au FLP multiplié par l'impédance totale (fardeau externe + résistance interne).

On pose l'égalité de conservation des puissances limites : \( \text{FLP}_{\text{nom}} \cdot (P_{\text{tc}} + P_{\text{int}}) = \text{FLP}_{\text{réel}} \cdot (P_{\text{réelle}} + P_{\text{int}}) \). En divisant les deux membres par le fardeau réel total, on isole algébriquement le nouveau \( \text{FLP}_{\text{réel}} \).

\[ \begin{aligned} \text{Constante}_{\Phi} &= \text{FLP}_{\text{nom}} \cdot (P_{\text{tc}} + P_{\text{int}}) \end{aligned} \]
\[ \begin{aligned} \text{Constante}_{\Phi} &= \text{FLP}_{\text{réel}} \cdot (P_{\text{réelle}} + P_{\text{int}}) \end{aligned} \]
\[ \begin{aligned} \text{FLP}_{\text{réel}} &= \text{FLP}_{\text{nom}} \cdot \frac{P_{\text{tc}} + P_{\text{int}}}{P_{\text{réelle}} + P_{\text{int}}} \end{aligned} \]
📐 Formule Clé 3 : Jauge du Stress Magnétique Maximal

Pour vérifier l'imminence de la saturation du capteur en conditions de stress extrême, on établit un ratio unitaire (le Facteur de défaut) en divisant le courant de court-circuit du réseau amont absolu \( I_{\text{cc, amont, HTA}} \) par le courant de base primaire du transformateur de courant (\( I_{\text{n, TC, primaire}} \)).

\[ \begin{aligned} \text{Facteur}_{\text{défaut}} &= \frac{I_{\text{cc, amont, HTA}}}{I_{\text{n, TC, primaire}}} \end{aligned} \]

📋 Nomenclature des Impédances Secondaires
Grandeur Critique de la BoucleDonnée d'Évaluation
Court-circuit réseau amont absolu (\(S_{\text{cc}} = 250 \text{ MVA} \))\( I_{\text{cc, amont, HTA}} = 7217 \text{ A} \)
Impédance ohmique du parcours de câble et du relais numérique\( R_{\text{boucle}} = 0.2 \text{ } \Omega \)
Résistance interne du bobinage du capteur secondaire\( R_{\text{ct}} = 0.5 \text{ } \Omega \)
Plaque de performance : VA nominal et Facteur de Base (\( 5P10 \))\( P_{\text{tc}} = 15 \text{ VA} \) / \( \text{FLP}_{\text{nom}} = 10 \)
💡 Astuce du Concepteur Électrique

Dans l'ingénierie d'aujourd'hui, les baies de contrôle informatisées sont si sensibles qu'elles opposent une résistance quasi-nulle au circuit (burden infime).

C'est pourquoi le terme \( P_{\text{réelle}} \) s'effondre systématiquement, libérant une marge de saturation époustouflante pour le noyau de fer massif.

Épreuve Mathématique du Noyau Ferromagnétique

L'heure du verdict est imminente. Confronter la réserve magnétique réelle du capteur lourd face au coup de bélier électrique du réseau public foudroyé.

📝 Calcul Détaillé 1.1 : Évaluation de l'Effort Secondaire Externe

Consommations dissipées par le kilomètre de câblage au courant test de 1 Ampère :

\[ \begin{aligned} P_{\text{réelle}} &= 0.2 \cdot (1^2) \\ &= 0.2 \text{ VA} \end{aligned} \]
📝 Calcul Détaillé 1.2 : Évaluation des Pertes Internes

Consommations dissipées par la bobine interne de cuivre au courant test de 1 Ampère :

\[ \begin{aligned} P_{\text{int}} &= 0.5 \cdot (1^2) \\ &= 0.5 \text{ VA} \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Le fardeau externe réel est dérisoire (0.2 VA). Ajouté aux pertes internes pures du cuivre (0.5 VA), le total (0.7 VA) est extrêmement loin des 15 VA que le capteur est taillé pour supporter !

📝 Calcul Détaillé 2 : Révélation du FLP Réel Maximal

En injectant cette charge minime dans l'équation de flux :

\[ \begin{aligned} \text{FLP}_{\text{réel}} &= 10 \cdot \frac{15 + 0.5}{0.2 + 0.5} \\ &= 10 \cdot \frac{15.5}{0.7} \\ &= 221.4 \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : Ce score est le Graal. Dégagé de l'entrave thermique, le TC peut restituer avec une netteté de cristal une impulsion foudroyante grimpant jusqu'à 221 fois son courant nominal (soit plus de 22 000 Ampères primaires).

📝 Calcul Détaillé 3 : Confrontation au Pire Scénario Industriel

Déterminons le multiple de choc correspondant au défaut absolu libérant l'énergie infinie de la centrale réseau (7217 A) :

\[ \begin{aligned} \text{Facteur}_{\text{défaut}} &= \frac{7216.9}{100} \\ &= 72.17 \end{aligned} \]

Interprétation Électrique : La crête de destruction foudroyante ne réclame de la bobine du capteur qu'une réponse à hauteur de 72.2 fois sa valeur de base.

La robustesse physique prouvée culmine pourtant à un facteur de 221. Le transformateur ne pliera donc jamais le genou sous l'impact électrodynamique total du réseau.

📈 Courbe de Magnétisation du Transformateur de Courant (\( E = f(I_{\text{mag}}) \))

Ce graphe modélise la capacité du noyau ferromagnétique à convertir le courant primaire en tension secondaire pour faire circuler l'information. La ligne droite représente la zone de fidélité absolue (Classe 5P). L'effondrement horizontal symbolise la saturation des domaines magnétiques de Weiss.

Courant (Multiple de I_n) F.E.M (V) ZONE DE SATURATION (Aveuglement du relais) FLP Réel (221) Défaut Max (72) Point d'exploitation validé
Conclusion graphique : La lecture géométrique confirme incontestablement la démonstration mathématique. Le point vert (Facteur = 72.2), qui représente le pic absolu de courant exigé par l'aciérie lors d'une faille, reste confiné dans la rampe strictement linéaire de l'acier, très loin en amont de la zone de saturation rouge destructrice.
Conclusion de l'étape 4 :

Le démon de l'écrasement de courbe est conjuré. L'inéquation de sauvegarde fondamentale (\( \text{FLP}_{\text{réel}} = 221.4 \gg \text{Facteur}_{\text{défaut}} = 72.2 \)) valide formellement, par une marge pharaonique, la fiabilité physique indéfectible du capteur, même en cas de foudroiement amont.

⚖️ Analyse de Cohérence Électrique

Ce résultat magnifie le secret des bureaux d'études : le basculement technologique massif vers les capteurs numériques (fardeau virtuellement nul) marié aux Transformateurs de Courant analogiques archaïques (très robustes), décuple implicitement et secrètement l'immunité à la saturation de nos infrastructures vitales.

⚠️ Points de Vigilance & Pièges Mortels

Dans ce type de diagnostic pointu, l'omission dramatique est de négliger l'ajout de l'impédance de liaison filaire (\( R_{\text{boucle}} \)).

Bien qu'infime (0.2 Ohms ici), si l'armoire de relais est déportée à plusieurs centaines de mètres du jeu de barres HTA, la chute de tension dans le cuivre ferait s'envoler le Fardeau Réel, étouffant alors sévèrement le FLP et rendant l'ensemble de l'usine dramatiquement aveugle !

📡 Bilan Graphique Global : Courbes de Sélectivité Inverse (IDMT)
ANALYSEUR LOGARITHMIQUE DE SÉLECTIVITÉ TEMPS/COURANT Courant (A) Temps (s) 10 100 1 000 10 000 MARGE DE SÉLECTIVITÉ (Δt) Disjoncteur BT (Aval) Relais HTA (ANSI 51/50) Ir=41.5A I_cc (Aval) 656 A ANSI 50 (I_rm) 820 A I_cc (Amont) 7217 A LÉGENDE ANALYTIQUE Relais Amont (HTA) Disjoncteur Aval (BT) Marge de Sélectivité

📄 Dossier d'Ingénierie (Livrable Professionnel)

Voici le condensé formel et académique de notre croisade analytique. Cette liasse documentaire respecte la nomenclature stricte exigée par les autorités de contrôle lors de la mise sous tension d'une boucle industrielle lourde.

CERTIFICAT D'ESSAI VALIDÉ
OPÉRATION : EXTENSION "ACIÉRIES DU RHÔNE"
CAHIER DE PARAMÉTRAGE DES PROTECTIONS HTA
Exigence :Expertise Maximale
Cadre Légal :NF C 13-100
Agrément :Délivré Sans Réserve
1. Directives de Modélisation et Périmètre Sécuritaire
  • Omission délibérée de l'impédance de la boucle de grille amont pour maximaliser les courants (situation de stress ultime pour la sélectivité).
  • Évaluation dynamique des appels de défaut à travers l'unique prisme de l'impédance de fuite magnétique (\( u_{\text{cc}} \)) du transformateur 1250 kVA.
  • Doctrine de sélectivité absolue : L'organe primaire doit se comporter comme un bouclier inerte face aux événements survenant aux borniers des TGBT.
2. Matrice d'Implémentation et Valeurs Programmables

Consolidation algorithmique pour l'interface homme-machine de l'unité de contrôle.

2.1. Évaluation des Grandeurs Vectrices du Transformateur
Courant Permanent Basse Tension :\( I_{\text{n, BT}} = 1760.3 \text{ A} \)
Pic Court-Circuit Amont (Max) :\( I_{\text{cc, amont, HTA}} = 7217 \text{ A} \)
Courant Permanent Haute Tension :36.08 A
2.2. Configuration du Relais Thermique Lent (Code ANSI 51)
Borne d'Acceptation de Surcharge (115%) :\( I_{\text{r}} = 1.15 \cdot I_{\text{n, HTA}} \)
Verrouillage de la Consigne de Ligne :\( I_{\text{r}} = 41.5 \text{ A} \)
Code d'Injection Secondaire au Relais (Gain 1/100) :\( I_{\text{rs}} = 0.415 \text{ A} \)
2.3. Armement de la Détonation Magnétique (Code ANSI 50)
Glissement Sécuritaire pour Sélectivité (125%) :\( I_{\text{rm}} = 1.25 \cdot I_{\text{cc, aval, HTA}} \)
Point de Rupture Absolu de la Ligne :\( I_{\text{rm}} = 1.25 \cdot 656 \text{ A} \)
Code de Rupture Secondaire au Relais :\( I_{\text{rms}} = 8.20 \text{ A} \)
2.4. Audit de la Robustesse du Transformateur de Mesure
Écart Analytique de Saturation du Fer :\( \text{FLP}_{\text{réel}} = 221 \gg 72.2 \)
Statut Métallurgique du Capteur lors du Choc :NON SATURÉ (Fluidité Magnétique Validée)
3. Arrêté et Décision de Synthèse Ingénierie
DIAGNOSTIC ARCHITECTURAL DÉFINITIF
✅ L'INSTALLATION GARANTIT UNE RÉSILIENCE ET UNE SÉLECTIVITÉ TOTALES
Le cerveau numérique positionné en tête de réseau garantit un rempart thermique impénétrable pour le lourd transformateur de 1250 kVA (mise en alerte douce confirmée au passage des 41.5 Ampères). La cohabitation hiérarchique avec le disjoncteur général basse tension est scellée par un bouclier magnétique solidement verrouillé à 820 Ampères. Cette ségrégation empêche farouchement toute mise hors tension abusive de l'amont suite à une défaillance mineure située dans les tréfonds de l'usine aval. Le réseau est déclaré bon pour le service.
Dimensionnement d'un Relais de Protection Numérique